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3 min de lecture

Traduction refusée par la préfecture ou le consulat : les 7 causes les plus fréquentes

Cachet manquant, page oubliée, nom mal orthographié, apostille non traduite : pourquoi une traduction est écartée d'un dossier de visa ou de séjour, et comment l'éviter dès la commande.

Une traduction refusée, c'est rarement une erreur de langue. C'est presque toujours un problème de forme : une page, un cachet, une orthographe, une date. Voici les causes que nous voyons le plus souvent, et comment les éviter avant même de commander.

1. La traduction n'est pas assermentée

C'est la première cause de refus. Une traduction réalisée par un proche, une agence sans traducteur assermenté ou un outil automatique n'a aucune valeur officielle. Il en va souvent de même d'une traduction certifiée à l'étranger : voir traduction faite à l'étranger : est-elle acceptée en France ?.

Comment l'éviter : vérifiez que la traduction portera le cachet d'un expert près une cour d'appel française. Nous expliquons comment le contrôler dans qu'est-ce qu'une traduction assermentée.

2. Le nom n'est pas écrit comme dans le passeport

Un nom arabe, chinois, russe ou turc peut se transcrire de plusieurs façons en alphabet latin. Si la traduction retient une autre orthographe que le passeport, l'agent ne peut pas être sûr qu'il s'agit de la même personne.

Comment l'éviter : indiquez au traducteur, dès la commande, l'orthographe exacte des noms et prénoms telle qu'elle figure dans votre passeport ou votre titre de séjour. Faites de même pour les noms de lieux. Si vous ne le faites pas, un bon traducteur vous posera la question avant de livrer.

3. Une page manque

Un acte de naissance avec un verso, un relevé de notes de quatre pages, un jugement de dix pages : tout doit être traduit. Les agents vérifient la pagination et comparent le nombre de pages de l'original et de la traduction.

Comment l'éviter : transmettez toutes les pages, recto et verso, même celles qui vous semblent vides ou sans intérêt.

4. L'apostille ou la légalisation n'a pas été traduite

L'apostille fait partie du document. Si elle a été ajoutée après la traduction, elle n'y figure pas, et le dossier est incomplet.

Comment l'éviter : faites apostiller ou légaliser d'abord, traduire ensuite. Voir apostille, légalisation et traduction assermentée.

5. Le document d'origine est trop ancien

La traduction n'expire pas, mais l'acte qu'elle traduit, si. Beaucoup d'administrations exigent un acte de naissance de moins de trois ou six mois, un casier judiciaire de moins de trois mois.

Comment l'éviter : vérifiez la date exigée, obtenez un acte récent, puis faites-le traduire. Ne faites pas traduire un vieil acte « en attendant ».

6. Le scan est illisible ou coupé

Un tampon flou, une marge coupée, une mention manuscrite illisible : le traducteur ne peut traduire que ce qu'il voit, et il doit signaler ce qui est illisible. Une traduction parsemée de « [illisible] » peut être refusée.

Comment l'éviter : scannez à plat, en couleur, en entier, à bonne résolution. Une photo prise de biais au téléphone est souvent insuffisante.

7. Le mauvais type d'acte

Copie intégrale et extrait ne contiennent pas les mêmes informations. Traduire un extrait quand la préfecture attend une copie intégrale oblige à tout recommencer.

Comment l'éviter : lisez précisément la liste des pièces. Dans certains cas, un extrait plurilingue peut même dispenser de traduction.

Ce que nous faisons pour l'éviter

Avant de traduire, nous vérifions que le document est complet et lisible. Si une orthographe de nom n'est pas sûre, nous vous demandons celle de votre passeport avant de livrer. Et si quelque chose doit être corrigé, nous vous faisons relire la traduction avant sa signature.

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