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Comment obtenir la nationalité française : les différentes voies et les documents à traduire
Naissance, naissance en France, mariage, naturalisation par décret, ascendant ou frère et sœur de Français : quelle voie vous concerne, où déposer le dossier et quels actes étrangers faire traduire.
On parle souvent de « la naturalisation » comme s'il n'existait qu'un chemin vers la nationalité française. En réalité, il en existe plusieurs, avec chacun ses conditions, son guichet et ses délais. Se tromper de voie, c'est perdre des mois. Voici comment s'y retrouver, et ce que toutes ont en commun : des actes étrangers à faire traduire.
Vous êtes peut-être déjà français
Avant d'acquérir la nationalité, vérifiez que vous ne l'avez pas déjà. Est français de naissance l'enfant dont au moins un parent est français, où qu'il soit né. L'est aussi l'enfant né en France d'un parent lui-même né en France.
Dans ces cas, il n'y a rien à demander : il faut prouver une nationalité que vous avez déjà, au moyen d'un certificat de nationalité française.
Né en France de parents étrangers
L'enfant né en France de parents étrangers devient français automatiquement à 18 ans s'il réside en France à cette date et y a résidé au moins cinq ans depuis l'âge de 11 ans.
Il peut aussi le devenir plus tôt, par déclaration au tribunal judiciaire :
- de 13 à 15 ans, à la demande des parents et avec son accord, s'il a résidé en France au moins cinq ans depuis l'âge de 8 ans ;
- à 16 ou 17 ans, à sa propre demande, s'il a résidé en France au moins cinq ans depuis l'âge de 11 ans.
Mayotte obéit à des règles particulières.
Le mariage avec un Français
Le conjoint d'un Français peut souscrire une déclaration après quatre ans de mariage, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé. Ce délai passe à cinq ans si le couple n'a pas vécu en France au moins trois ans de façon continue depuis le mariage. Le détail est expliqué dans nationalité française par mariage.
La naturalisation par décret
C'est la voie générale pour l'étranger majeur qui vit en France. Elle exige en principe cinq ans de résidence, réduits à deux ans pour qui a suivi deux ans d'études supérieures en France et obtenu le diplôme, et supprimés pour certains profils (réfugiés, francophones de langue maternelle, anciens militaires…).
Elle est la plus exigeante :
- la demande se fait en ligne, sur le téléservice de naturalisation ;
- un entretien d'assimilation a lieu en préfecture ;
- depuis le 1er janvier 2026, il faut justifier de la réussite à l'examen civique et d'un niveau de français relevé, attesté par un diplôme ou un test reconnu ;
- un timbre fiscal de 255 € est dû ;
- l'administration a 18 mois pour statuer, 12 mois si vous résidez en France depuis au moins dix ans.
La naturalisation n'est pas un droit : même si toutes les conditions sont remplies, elle peut être refusée ou ajournée. Les pièces à préparer sont détaillées dans naturalisation française : les documents à traduire.
Ascendant, frère ou sœur d'un Français
Deux déclarations moins connues existent :
- l'ascendant d'un Français : avoir au moins 65 ans, vivre en France régulièrement depuis au moins 25 ans et avoir un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant français ;
- le frère ou la sœur d'un Français : être arrivé en France avant l'âge de six ans, y avoir suivi sa scolarité obligatoire, et avoir un frère ou une sœur devenu français grâce à sa naissance et sa résidence en France.
Elles se déposent, comme la déclaration par mariage, auprès de la plateforme d'accès à la nationalité de votre lieu de résidence.
Le point commun : l'état civil traduit
Quelle que soit la voie, l'administration établit votre identité et votre filiation à partir de vos actes d'état civil. Les pièces étrangères doivent être accompagnées d'une traduction faite par un traducteur agréé — en France, un expert inscrit près une cour d'appel — et c'est l'original de la traduction qui est exigé, pas une photocopie.
Les pièces les plus souvent concernées :
- acte de naissance en copie intégrale, avec la filiation ;
- acte de mariage et, le cas échéant, jugement de divorce ;
- actes de naissance des parents, quand la filiation doit être établie ;
- extrait de casier judiciaire étranger, si vous avez vécu à l'étranger ces dernières années ;
- actes de naissance des enfants mineurs concernés.
Trois règles évitent la plupart des allers-retours :
- Un acte récent d'abord, la traduction ensuite. La traduction n'a pas de date de péremption, l'acte en a une.
- L'apostille ou la légalisation avant la traduction, quand votre pays l'exige, pour que le cachet soit traduit lui aussi. Voir apostille, légalisation et traduction.
- Un extrait plurilingue comportant le français n'a pas à être traduit pour un adulte. Voir extrait plurilingue et formulaire multilingue.
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Les actes de naissance, actes de mariage, jugements et casiers judiciaires se commandent en ligne. Chaque traduction est réalisée par un traducteur assermenté et l'original vous est envoyé, prêt à joindre au dossier.
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